Intervention de la chorale (1)

 Chers amis, l’apéritif se poursuit par un bref moment musical que notre chorale, accompagnée au piano par Isabelle Sebah, a le grand plaisir de donner ce soir en hommage et remerciements à Serge, à Anne et à leurs charmantes filles. Nous ne sommes pas tous paroissiens de Pentemont-Luxembourg, car notre chorale est œcuménique et ouverte sur le quartier, mais nous sommes tous ravis d’être là ce soir pour partager ce moment d’amitié et d’émotion. Nous aurions beaucoup aimé avoir aussi à nos côtés le Quattuor Dimitri, car c’est Serge, grand amateur de musique classique au demeurant, qui a fait connaître Renaud Stahl à Denise Weber, notre Chef de chœur, et c’est ainsi que sont nées une collaboration musicale et une amitié qui durent depuis près de dix ans, et pour lesquelles nous sommes très reconnaissants envers Serge. Ils auraient beaucoup aimé venir eux aussi ce soir, mais ils avaient d’autres engagements pris de longue date.

Nos hommages et remerciements musicaux s’adressent aussi à Anne car, si Serge et Anne, conformément à « Genèse 2, verset 24 », forment une seule chair (c.h.a.i.r), ils forment aussi une seule chaire (c.h.a.i.r.e.), Serge à la Tribune et au Conseil Presbytéral, Anne au téléphone et dans les couloirs !

Nous associons enfin à ce moment d’amitié les cinq filles Oberkampf, car, comme vous le savez, Serge et Anne ont dépassé le célèbre Docteur March, et il est clair que « les cinq filles du Pasteur marchent » !…et qu’elles marchent même fort bien !

D’ailleurs, à ce propos, j’étais récemment dans le bus, j’allais de Nation à République en passant par Bastille – je précise tout de suite qu’il n’y a là aucun message politique, j’aurais très bien pu, à l’inverse, aller de République à Nation en passant par Voltaire et Léon Blum ! – mais bref, voilà qu’à un arrêt du bus, la voix off préenregistrée de l’employée de la RATP annonce « Oberkampf – Filles du calvaire ». Je vous assure, j’ai bondi sur le micro et j’ai dit « Mesdames et messieurs, je ne suis pas du tout d’accord avec ce qui vient d’être dit ! Je connais les filles Oberkampf, et je vous assure qu’elles ont la super-pêche ». Et comme on s’engageait sur le Boulevard du Temple, j’ai ajouté : « Si vous voulez en savoir plus, il y a un culte tous les Dimanches matin à 10h30 au Temple de la rue Madame, et il y en en aura bientôt un au Temple de le rue de Grenelle dont je vous préciserai l’heure la semaine prochaine ! ». J’étais à deux doigts de leur distribuer des questionnaires, et de leur demander, comme ça intuitivement, s’ils pensaient que le chauffage marchait mieux rue Madame ou à Grenelle ! Remarquez qu’en cette saison, on ne chauffe pas, donc c’est bon des deux côtés ! Je suis descendu à « Bonne nouvelle » en disant au conducteur : « Cette station aussi il faudra changer son nom, et la rebaptiser Evangile ». Et comme il me regardait d’un air stupéfait, j’ai ajouté : « On est au XXIeme siècle mon cher, relisez Malraux ». Non mais, c’est vrai, chers amis : Serge nous a dit qu’il fallait évangéliser hors les murs, Eh bien! Je vous assure, il y a du boulot !

Mais revenons à nos moutons…cher pasteur, et à notre moment musical. Nous avons choisi d’interpréter ce soir quelques extraits de notre répertoire de musique spirituelle. Comme vous le savez, chers amis, le mot « spirituel » a deux sens, l’un évoque quelque chose de « profond, sérieux et impliquant jusque dans la vie éternelle », le second sens évoque quelque chose de « léger, joyeux et drôle », et il ne vous aura pas échappé que Serge se régale habituellement à jouer sur les deux registres. Ce soir, c’est plutôt sur le 2ème registre que nous avons voulu jouer pour rester dans le ton général de cet apéritif amical.

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