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Pasteur Serge Oberkampf de Dabrun

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Interventions radiophoniques de Serge Oberkampf du 9 octobre au 13 octobre 2006 sur Fréquence Protestante.

 

 

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Quelques remarques sur la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

 

Malgré les espoirs du Père Wattson, qui a pris l’initiative de cette semaine de prière il y a tout juste un siècle, force est de constater :

                   Que l’unité entre les confessions chrétiennes a fait peu de progrès. Par certains côtés on peut même penser que les positions sont plus éloignées encore aujourd’hui qu’elles ne l’étaient au XVIème siècle, tout du moins en Occident. Pour les historiens en effet, et à partir d’un tronc commun, naît autour de 1520 ce que l’on a appelé la Réforme protestante. Lui répond la Contre Réforme élaborée au cours du Concile de Trente (1545-1563) qui anathémise les positions protestantes et fixe les fondements du catholicisme romain. Au-delà des oppositions terme à terme classiques sur les sacrements, les ministères, la compréhension de la liberté, il est important de se rendre compte que ce sont les principes même qui soutendent la pensée théologique qui s’opposent. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que les siècles suivants donneront matière à de nouveaux sujets de conflits.

Pour le Protestantisme, l’Ecriture comme l’Evangile de la grâce seule fonctionnent comme des sécateurs destinés à couper les branches trop foisonnantes du développement religieux. Tout au contraire le Catholicisme voit dans l’Ecriture un tronc destiné à supporter tous les développements que l’Esprit donnera à l’Eglise. C’est dans cette croissance que s’inscrivent les trois dogmes de 1854 (Immaculée Conception de Marie), 1870 (Infaillibilité du pape s’exprimant ex cathedra) et 1950 (Assomption de Marie) qui ajoutent des pommes de discorde.

On ne réécrit pas l’histoire. Et il est tout à fait illusoire de penser que les églises chrétiennes divisées se réunifieront avant le retour du Christ.

II)                 Que l’unité des chrétiens a fait des progrès gigantesques. Au XVIème siècle on s’étripait, au XIXème on s’insultait, aujourd’hui on se marrie ensemble. Ceci démontre à l’évidence que les différends certes réels entre les confessions peuvent, quand certaines conditions sont réunies, apparaître secondaires par rapport à des points d’accord essentiels : une seule foi exprimée par le même Credo, un seul baptême, un seul Dieu.

Deux raisons principales me semblent expliquer l’heureuse situation présente :

a)      La beaucoup plus grande modestie dont l’homme fait preuve quand au champ de ce qu’il peut connaître. Si au XVIème siècle on pensait savoir ce que pensait Dieu, comment il se rendait présent à ses fidèles, aujourd’hui on se rend compte qu’on aurait souvent mieux fait de se taire que de trancher des questions manifestement hors de la compétence de l’entendement humain. On ne voit plus ainsi s’affronter les doctrinaires féroces autour des points de controverse classiques.

b)      La fin de la chrétienté. Quand tout le monde est chrétien, il est logique que les débats, voire les conflits opposent les chrétiens. Quand les chrétiens deviennent minoritaires, ils se rendent compte soudain qu’au regard des autres leurs positions sont très proches et leurs oppositions dérisoires.

Ils en arrivent même à concevoir, c’est l’étape suivante qu’il faut appeler de nos prières qu’il pourrait annoncer l’Evangile ensemble….

           

 

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